- POURQUOI FAIRE DE
L'OFFSHORE EN INDE ?
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- Parce que c'est (c'était) à la mode ? Mais
pas uniquement.
- Parce que les coûts sont réellement moins
élevés dans un rapport de 1 à 3 pour une prestation avec un grand
groupe informatique indien (ou étranger), dans un rapport de 1 à 10
pour une prestation avec un sous-traitant de deuxième niveau. Idem en
matière de développement de sites internet.
- Parce que l'offre de service est pléthorique:
les fournisseurs sont nombreux, le marché de l'emploi extrêmement
dynamique et surtout dans de gros volumes... et couvre toutes les
niches de développement en technologies web du développement
traditionnel à des disciplines plus pointues comme le développement
mobile ou l'eLearning.
- Parce que c'est un pays exotique et que
finalement les jeunes Européens, en général ouverts sur le monde,
adorent cette plongée dans un autre univers culturel.
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- LE CENTRE CAPTIF, UNE SOLUTION
ORIGINALE MAIS PAS UNIVERSELLE
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- Qu'est-ce qu'un centre captif? Au lieu de
faire de l'offshore avec une société sous-traitante, on va directement
ouvrir une filiale locale pour faire sauter la marge des intermédiaires
et bénéficier des vrais salaires locaux.
- Cela ne peut se faire qu'accompagné. Soit par
une SSII qui joue le jeu (et ils ont parfois intérêt car ils pourront
toujours se positionner en recours ou en fournisseur d'expertise une
fois le centre bâti). Soit mieux encore, par l'équipe IT de la filiale
locale de votre société si celle-ci a des opérations en Inde. J'ai
connu cette deuxième option.
- Deux avantages décisifs à procéder ainsi:
- la possibilité de bénéficier à plein
des salaires locaux extrêmement compétitifs (voir paragraphe précédent),
- la possibilité d'investir sans état
d'âme en formation et en montée en compétence puisqu'il s'agit de ses
propres équipes. Plus de soucis par ailleurs en matière de questions de
sécurité ou de confidentialité (en principe).
- Un des principaux défis de la sous-traitance
en général est de trouver des ressources compétentes sur des
technologies pointues ou spécifiques. La seule solution la plupart du
temps consiste à former les ressources. Après l'enjeu consistera à
garder la susdite ressource...
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- CHANGER LES METHODES DE TRAVAIL
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- Dans
un process offshore, le travail des équipes restées sur site change de
nature. Il consiste principalement à livrer (en anglais) des
spécifications les plus précises possibles (avec idéalement jeux de
tests associés) et à recetter précisément ce qui est livré. Tout en
carottant régulièrement les livrables et en accompagnant par des
questions/réponses, idéalement réguliers, les équipes offshore.
- On y perd en flexibilité et en réactivité
c'est évident. En revanche on y gagne en maintenabilité structurelle de
l'application dans le temps. Le gain est donc rarement visible à court
terme; il devient évident sur une plus longue période.
- C'est souvent l'occasion de mettre en place
des process de développement standardisés de type CMMi. C'est d'autant
plus intéressant à faire que les Indiens sont très friands de ces
méthodologies.
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- ll n'est pas toujours connu des clients occidentaux que leurs
agences favorites sous-traitent une partie de leurs tâches à des
agences offshore (Inde bien sûr mais aussi Maroc, Tunisie,
Madagascar...).
- Alors pourquoi ne pas en profiter également.
Il est recommandé de commencer prudemment sur des projets où les délais
ne sont pas critiques et identifier ainsi les agences les plus fiables,
en général, celles aux process les plus robustes.
- S'il n'existe pas de process formalisé entre
l'agence et le client, il est recommandé d'en mettre un en place comme
on le ferait pour du développement applicatif standard. En particulier
un système de ticketing performant.
- A l'usage, la créativité graphique pure,
n'est pas le point fort de ces agences. En revanche, pour intégrer un
design prédéfini ou s'inspirer fortement d'un ou de plusieurs sites
existants, elles sont redoutables.
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